Le Grand Prix de la Grande Motte – Par Manon Kivell

 

Manon Kievel

Bonjour …. Manon, enchantée 🙂 Étudiante en architecture, membre du CER (Centre d’entrainement à la régate de Genève), et pour vous, reporter , le temps de cet article, histoire de vous conter notre participation au Grand Prix de la Grande Motte du 24 au 26 mars dernier.

La voile occupe une grande place dans ma vie. Je navigue depuis longtemps, j’ai fait une préparation olympique en Laser Radial et j’ai fait beaucoup de match racing avec récemment une médaille d’argent au Championnat du Monde Universitaire avec Laurane Mettraux et Fiona Testuz qui naviguent également au CER.

La famille Mettraux avec qui j’avais naviguée en match race, m’a motivée à venir au CER il y a trois ans pour pouvoir m’entraîner sur des lestés, apprendre leurs petits secrets et aussi pour avoir l’opportunité de naviguer en équipage. Même s’il y a des similitudes avec les classes olympiques et qu’on parle du même sport, il y a tellement à apprendre chaque fois qu’on navigue sur un autre bateau, pour moi c’est justement là toute la magie de notre sport et c’est aussi ce qui m’a motivé à rejoindre l’équipe du CER. C’est une bonne structure pour partager les connaissances, car entre les vieux gourous des mers et les nouveaux arrivants, il y a un beau mélange de savoir que nous pouvons tous partager.

La régate s’est déroulée à la Grande Motte en Méditerranée, à deux pas des pyramides, et de la réserve naturelle de la Camargue. Les conditions, bien que nuageuses et pluvieuses ont été parfaites pour une belle bataille sur l’eau. Chaque jour, nous faisions en moyenne 1 parcours côtier et 5 courses dites « techniques » d’une durée de 25min donc très intenses du côté des manœuvres.

Le thème de l’eau pourrait parfaitement résumer la régate ! Je vous explique :

Il a fallu en boire beaucoup pour arriver au poids minimum de la pesée! En Diam 24, l’équipage d’un bateau doit atteindre un point minimum de 220kg. Une limite minimale que finalement personne ne cherche à dépasser car par petit temps, si l’équipage est trop lourd, le bateau est collé à la piste… Nous n’étions donc pas les seuls à arriver avant la course avec quelques kilos en moins sur la balance. Nous avons donc du boire , boire jusqu’à ne plus pouvoir se plier ! Et ça a marché !

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Le premier jour de la régate, nous avons vécu une véritable mousson tropicale . Mais finalement, avec un bon équipement, même si nous étions mouillés jusqu’aux os, nous n’avions pas froid et on s’en foutait pour autant que le vent était au rendez-vous!

Lors du deuxième jour de régate, nous avons « re »bu beaucoup d’eau, mais cette fois-ci elle était salée. Après avoir attendu que les 45 noeuds balayent la côte, nous sommes sortis sur l’eau par une mer bien formée et encore une belle brise. Nous nous sommes plantés dans les vagues, nous avons bu la tasse, nous ne voyions plus nos mains parce que le sel nous mangeait les yeux, mais mine de rien, même si notre corps ne voulait plus de nous, nous nous sentions vivants et c’était un pur plaisir de surfer les vagues!

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Le dernier jour, la météo s’est montrée clémente avec un soleil de plomb qui nous a permis de charger au chaud les six coques sur la grande remorque de route.

Du côté des résultats il y a du bon ! Avec mon équipage composé de Victor Casas à la barre et de Marin Lauber à l’embraque, une victoire lors de la 14ème et dernière manche nous a permis de nous classer 3ème au classement général. La deuxième équipe du CER composée de Guillaume Rol à la barre, de Rémi Aeshimann à l’embraque et de Laurane Mettraux en N°1 a terminé à la septième place.

Même s’il y a du bon et du moins bon pour les deux bateaux du CER nous avons tous pu profiter de regarder les deux premières équipes qui étaient intégralement composées de navigateurs professionnels multi-médaillés possédant un bagage de connaissances impressionnant.

Nous avons pu pomper des idées, tant sur le point de la technique de navigation que sur leur façon d’accastiller les bateaux, ce qui nous rendra sans nul doute la vie à bord plus facile. Les équipes pros ont un cran d’avance sur nous, donc maintenant c’est à nous d’être intelligents, de les observer et d’en prendre de la graine.

Les prochaines régates se dérouleront en Atlantique, alors à fond pour la suite !

Manon Kivell

 

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