Mais que s’est-il passé avec le voilier Sofies durant le Bol d’Or Mirabaud ?

« Il s’est tiré la bourre avec 134 autres Surprise bien sûr ! »

Rares sont les Bol d’Or qui offrent de telles conditions, 20 à 30 nœuds de vent, de quoi ravir un équipage qui se voyait déjà passer la nuit planté entre Évian et Thonon en attendant le vent. Mais il n’en fut rien puisque, une fois n’est pas coutume, la bise établie a permis à Sofies de rallier Genève avant 22 h 30, en 30e position du classement Surprise.

BoM - Photo 1

Pour l’équipage, spécialement formé pour l’occasion, la stratégie était simple : suivre les meilleurs bateaux et rester au contact. Après un départ bien négocié malgré quelques petites erreurs, Sofies et son équipage ont viré pour atteindre la côte dite « française » du Petit lac afin de moins souffrir du clapot et gagner en vitesse. Cette première partie de la régate – jusqu’à Yvoire – est particulièrement éprouvante pour l’équipage qui doit se battre sur chaque virement de bord, 31 au total.

Zone mystique 

Puis vient le moment du Grand lac, toute proportion gardée, c’est un peu le passage de la mer à l’océan, tout à coup l’échelle n’est plus la même. Sofies se contente d’un long bord bâbord amure en plein milieu du lac pour viser le Haut lac et la marque de mi-parcours au Bouveret. Le Haut lac est une sorte de passage à niveau, un juge de paix qui s’empresse de faire le tri entre ceux qui le connaissent bien, les chanceux et les autres. Bon an mal an, Sofies s’est dépatouillé de ses airs vicieux et rafaleux pour fondre sur la bouée sous spi… oui déjà !

Mettre la gomme 

Et puis, il y a le retour ! Une longue glissade sous spi, rapide, planante et pleine d’adrénaline jusqu’à Genève. On est bien à bord de Sofies, on profite du coucher de soleil (et même d’un micro apéro) tout en faisant péter le chronomètre ! Un empannage, deux empannages, trois empannages, tout va bien… puis c’est le drame. Une manœuvre manquée, un spi qui s’enroule autour de l’étai, qui forme un cocotier et qui force le bateau au lof, il se couche, le mât se retrouve dans l’eau. De justesse, un équipier tombé à l’eau parvient à remonter sur Sofies, qui se redresse et repart. La nuit tombe, l’équipage s’empresse de démêler le méli-mélo et de renvoyer le spi tandis que de précieuses places s’évaporent au classement. 20 minutes plus tard, après avoir jeté ses dernières forces pour remonter au classement, l’équipe en termine, exténuée, mais ravie de sa folle journée !

Quentin Mayerat

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